17 mars 2010

Mario Pelchat à Vegas avec Michel Legrand

Mario Pelchat chantera en français avec Michel Legrand au MGM Grand de Las Vegas et partout sur la planète via PBS!

Mario Pelchat a reçu une invitation impossible à refuser!

Ainsi, les 26 et 27 mars prochains, il figurera parmi les invités d’honneur de Michel Legrand lors du concert Michel Legrand & Friends qui sera enregistré au grand amphithéâtre du MGM GRAND, à Las Vegas.


Ce concert sera diffusé sur PBS sur tout le territoire de l’Amérique du nord. Il a aussi été vendu sur 5 autres territoires et sera disponible sur DVD à partir de septembre prochain.

Mario Pelchat sera le seul chanteur francophone du spectacle qui regroupera plusieurs artistes de renom dont Andy Williams, Dionne Warwick, George Benson, Jennifer O’Neill, Jerry Lewis, Jon Voight, Melissa Manchester, Patti Page et Steve Lawrence, avec les participations exceptionnelles de Lionel Richie et Sting.

Il interprétera, en français seulement, la chanson Un parfum de fin du monde tirée du film Les Uns et les Autres de Claude Lelouch.

Le 26 mars, Mario devait participer au spectacle de Marjo et ses hommes qui aura lieu au Centre Bell, mais, étant porte-parole des Rendez-vous de la francophonie, l’occasion d’aller faire rayonner la langue française chez nos voisins du Sud et partout sur la planète était trop belle. «Je remercie Marjo de sa compréhension et attends avec impatience le moment où je pourrai à nouveau chanter avec elle!»

MP3 Disques


27 novembre 2009

«Je me sentais privilégié» - Mario Pelchat

Opération séduction réussie pour Mario Pelchat, qui, après s’être produit à Toronto, à Washington et à Boston, a foulé samedi soir les planches du Lincoln Center à New York en compagnie du pianiste français Michel Legrand. Pour la première fois en près de trois décennies de carrière, le chanteur tentait une percée chez nos voisins du sud.




«Je suis revenu sur un nuage! s’exclame-t-il, visiblement réjoui de la réception du public américain. Les spectateurs m’ont accueilli à bras ouverts avec une chaleur considérable. Je les ai trouvés très enthousiastes.»

Les répétitions de la version anglophone du spectacle ont débuté alors que prenait fin la tournée québécoise. Malgré son indéniable prestance, le chanteur avoue avoir été gagné par une certaine nervosité: «Toutes ces dates-là me stressaient un peu parce que chanter en anglais, je l’ai déjà fait ici, mais ce n’était pas pour un public anglophone. Il faut parler entre les chansons, et j’ai certainement un accent. J’ai fait une montagne avec tout ça et, finalement, ça s’est tellement bien passé! Ça a été un plaisir.»

Les deux premières représentations anglophones à Toronto, qui ont reçu des critiques élogieuses, ont permis au duo Legrand-Pelchat de briser la glace. «C’était deux soirs de transition parce qu’il y avait quand même une portion assez considérable de francophones qui venaient voir le spectacle. Puisque les critiques ont été si bonnes à Toronto, je suis arrivé à Washington un peu plus confiant.» Plusieurs fans et amis, qui avaient fait le voyage depuis le Québec pour assister au spectacle dans la prestigieuse salle Avery Fisher Hall du Lincoln Center, lui ont insufflé une dose d’assurance supplémentaire.

Lors de ce dernier concert aux États-Unis, Mario a également pu partager la scène avec Dionne Warwick, lauréate de cinq Grammy Awards et assurément l’une des plus grandes chanteuses américaines. «Je me sentais privilégié d’être là.» En janvier dernier, les deux artistes avaient enregistré en duo la pièce How Do You Keep the Music Playing? pour l’album Mario Pelchat – Michel Legrand.

Une carrière anglophone?

Comme il était inconnu du public américain, le chanteur devait inévitablement défendre davantage son talent. Pourtant, il ne perçoit pas l’événement comme un retour aux sources. «Je ne le prends pas comme un nouveau départ. Je le prends plutôt comme une continuité, comme une suite logique à ma carrière.»

Si Mario Pelchat n’avait, par le passé, jamais envisagé faire carrière en anglais, la réaction favorable de ce nouveau public lui a permis de reconsidérer la question. «Je n’ai pas de regrets dans la vie, mais j’aurais peut-être dû faire des efforts en ce sens lorsque j’étais plus jeune. L’accent était toujours ce qui m’arrêtait mais, finalement, je réalise qu’il ne nuit pas», raconte-t-il, citant au passage l’accent prononcé d’artistes de renommée internationale tels que Julio Iglesias et Penélope Cruz. «C’était une erreur de jeunesse que d’imaginer me heurter à des portes fermées à cause de mon accent.»

La tournée se poursuit

Au fil des spectacles, de solides liens d’amitié se sont tissés entre Legrand et Pelchat. Aussi le grand compositeur a-t-il proposé au chanteur le premier rôle d’une comédie musicale sur laquelle il commence à plancher.

Par ailleurs, l’accueil réservé par le public américain a été si exceptionnel que des producteurs ont proposé à Mario Pelchat de poursuivre la tournée en 2010 du côté de la Floride et de l’ouest des États-Unis. Deux spectacles sont également prévus en Israël au printemps 2010, et quelques dates sont à prévoir en Russie.

Sources: http://7jours.canoe.ca/musique/nouvelles/2009/11/26/11941771-7j.html


24 novembre 2009

Mario Pelchat au Lincoln Center

NEW YORK | En 30 ans de carrière, c'est la première fois qu'il tente une percée aux États-Unis. Après Washington et Boston, Mario Pelchat sera sur scène à New York ce soir, aux cotés du musicien français Michel Legrand, qui vient d'ailleurs de lui offrir le rôle principal de sa prochaine comédie musicale.








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15 novembre 2009

Pianist, singer team up for night of classics at Strathmore

Michel Legrand chuckles when presented with his own musical question, "What Are You Doing The Rest of Your Life?" The remarkable pianist, composer, arranger, conductor, producer and singer, now aged 77, continues spreading his creative ventures and delectable melodies around the world non-stop.

This week he brings popular French-Canadian singer Mario Pelchat to Strathmore for an enchanting evening of his classical songs and the French chanson. Legrand will reign at the piano accompanied by a quartet that includes harpist Catherine Michel, his wife and harp soloist of Opéra de Paris.


The first time American audiences heard Legrand's film score for the musical "The Umbrellas of Cherbourg," the jazz pianist was already a household name in his native France. A collaborator of such artists as Dizzy Gillespie and Stan Getz, he had composed for many successful French films. Once Hollywood discovered him, he began dividing his talents between both countries and to date has scored more than two hundred films.

Along with The Prix Moliere Award for the best French musical and an Australian Film Institute Award nomination for Best Original Music Score, he has amassed honors galore in this country. In addition to three Oscars and five Grammy Awards, his nominations for the Academy Award, Golden Globe, Grammy Award, Emmy Award and Tony Award number in the dozens. "The Windmills of Your Mind" (1968) accumulated multiple awards.

"Everything I do is exhilarating," Legrand said. "When I wrote 'The Umbrellas of Cherbourg,' it was the first time a film was sung all the way through and people liked the modern, new way of using a musical score. Right now I'm working on a couple of movies and a couple of musicals. My songs are my children. I have no preferences. Some have become very well known, but their popularity is not up to me. You write the songs and the audience keeps some for themselves."

Over the years, Legrand has performed with or written songs for every major artist in the business, including Johnny Mathis, Kiri Te Kanawa, Edith Piaf, Miles Davis, Ray Charles and Barbra Streisand. Impressed by Pelchat's vocal interpretation of his songs, he suggested they collaborate on an album. After performing together in Paris to resounding acclaim, they continue touring in the U.S. and Canada. In addition to Strathmore, upcoming performances are scheduled at Boston Symphony Hall and Lincoln Center's Avery Fisher Hall.

Even as he tours with Pelchat, he is working on a ballet, a special show for PBS and a new album.

"I have a lot of stuff cooking," he said. "I work in many genres and find it extraordinary to always write for a new story and new people. It can be a funny story or a drama, but it's never the same. Just as you cannot have the same meal every day, you cannot write or listen to the same music all the time. Variety makes life extraordinary."

By: Emily Cary

Source: http://www.washingtonexaminer.com/entertainment/Pianist_-singer-team-up-for-night-of-classics-at-Strathmore-8526426-69988392.html


15 novembre 2009

Out of disparate styles, an original showcase

Michel Legrand’s best songs are remarkably versatile, and can be shaped to fit almost any style.

For the final concerts of his Canadian tour, singer and pianist Michel Legrand had to make a few adjustments. It wasn't a matter of changing the songs – “In any concert I do, I play only my music and nothing else,” he said in a phone interview a few days before Friday's performance in Toronto – so much as changing the language.

The earlier dates had all been in Quebec, where he could expect a solidly francophone crowd; at the Winter Garden Theatre, he sang La Valse des Lilas as Once Upon a Summertime , using Johnny Mercer's English lyrics instead of Eddy Marnay's original French. Likewise, when he closed the show in duet with Quebecker Mario Pelchat, it was with The Windmills of Your Mind, not Les Moulins de Mon Coeur .


For Legrand, who has worked widely in Hollywood and enjoys a long working relationship with lyricists Alan and Marilyn Bergman, the shift to English was de rien . But he was very excited for Pelchat. “For the first time, he's going to sing a few of my songs in English, so it's a big premiere for him,” he said. “I'm very pleased with that.”

Pelchat, whose big voice carries the jazzy sizzle of a young Johnny Mathis, took the shift in stride, handling The Summer Knows (from 1971's Summer of '42 ) as if he'd been singing it in English all his life. I Will Wait for You (from The Umbrellas of Cherbourg ) was a bilingual tour de force, sassy and swinging for the English verses, then full of anguish when Pelchat shifted to French for the final refrain of “Oh! Je t'aime/ Ne me quitte pas.”

Shifting from jazz to chanson in a single tune is no big deal for Legrand, whose work has always been inclined to absorb disparate styles. It can be tempting to dismiss some of that flexibility as mere dramatic expedience – for instance, adding a Yiddish folk flavour to some melodies in his score for the Barbra Streisand film Yentl – but the truth is that Legrand's best songs are remarkably versatile, and can be shaped to fit almost any style.

He made that point quite deftly in a suite of tunes from Yentl which became a sort of chamber music showcase for his wife, harp virtuoso Catherine Michel. He did it another way a bit later in the show, when he recounted a dream in which various jazz greats played versions of his hit Watch What Happens . Legrand didn't just drop names, though – he offered dead-on piano impressions of such legends as Art Tatum, George Shearing, Dave Brubeck and Oscar Peterson.

Peterson was a particularly strong presence in the show, and not because the great pianist's widow was in the crowd that night. “Toronto to me is the holy place, because I did so many concerts with Oscar Peterson, who I loved so much,” he said earlier that week. “He was to me the most extraordinary jazz pianist in the world, and then when he asked me to come and work with him, I mean I was crying on the plane.

“I wrote orchestrations and arrangements for him, and I conducted the orchestra on the last concert we did together … He and I, walking on the stage arm-in-arm – I will never forget that image. It was extraordinary.”

Perhaps because of that memory, the jazz content was kept very high on Friday. Working with a three-piece rhythm section, Legrand made it clear that even if he hadn't written so many classic tunes, he'd still be in demand as an improvising pianist. Not only did his playing run the gamut from the classically-inflected Family Fugue to the down-home grit of Ray Blues , but his solos were, as always, wonderfully inventive and elegantly rendered. At 77, he remains as charming and unstoppable as ever.

By J.D. Considine
Special to The Globe and Mail

Source: http://www.theglobeandmail.com/news/arts/michel-legrand-out-of-disparate-styles-an-original-showcase/article1364271/


26 octobre 2009

ADISQ 2009

Mario Pelchat et Michel Legrand remportaient hier soir le Félix de l'album de l'année - Interprétation lors de l'Autre Gala de l'ADISQ qui se tenait au Métropolis.

Cet hommage dédié à l'album Mario Pelchat | Michel Legrand continue de dérouler les honneurs devant ce projet couronné de succès. Merci à tous pour cet vibrante et surprenante récompense, mais surtout pour l'accueil que vous réservez à l'album et à la tournée Mario Pelchat | Michel Legrand.



24 octobre 2009

Legrand-Pelchat: la grande vertu

Mario Pelchat m’est toujours apparu comme un bon chanteur, mais forçant souvent sa voix. Michel Legrand, en ce qui me concerne, est un grand compositeur et pianiste. À son dernier et seul autre passage à Rimouski (au Festi Jazz des années 90), en compagnie d'une chanteuse qyébécoise, spectacle à oublier, pour diverses raisons, Legrand était sorti de ce show un peu diminué par ce contexte plutôt surprenant.


Cette fois, à Desjardins-TELUS, Legrand a démontré, malgré ases 78 ans, qu’il est toujours un pianiste chevronné, très alerte, jazzman accompli (la fugue à la Jean Sébastien Bach, avec son trio Morency (basse), Lahaie (batterie) et Catellier (guitares), était fort impressionnant et surtout vif), comme les scats qu’il a livrés, entre autres aux moments des « Moulins de mon cœur » et « Ce qu’elle a, qu’elle n’a pas » (où Pelchat a démontré un sens surprenant de l’impro jazz), scats très intelligents et au point.

L’hommage à Marnay comme les trois poèmes d’un autre auteur, mis en musique par Legrand (« Le Vieux costume », « Édith » - consacré à Édith Piaf - et « Rupture ») ont été marquants, autant que les mélodies fort connues de Legrand, telles que celles de « Les Parapluies de Cherbourg », « Un été 42 », ou de « Les demoiselles de Rochefort ».

Le fait est que Mario Pelchat, avouant lui-même qu’il se surprend à faire du jazz, étonne un peu, alors que, à l’écouter donner des pièces de Legrand dans cette saveur jazzique, la formule apparaît comme logique, bien campée, surtout que Michel Legrand ne joue pas au maître, plutôt au complice, amusé et amusant, tout en dirigeant son trio avec subtilité et une belle « jeunesse », qu’on a aussi très bien chantée au cours du spectacle.

La suite des choses, sur scène, est toujours demeurée logique, dans une texture musicale respectueuse des œuvres de maître, avec les variantes que Legrand a bien voulu leur donner, et tout en permettant à Pelchat de sortir son talent, à sa manière, bien adaptée à la donne,et apportée en rigueur et virtuosité. Il y avait parfois beaucoup d’émotion dans l’air, comme d’autres parties ont été plus enjouées, voire carrément amusantes, comme lorsque cette fameuse fugue où le guitariste et le pianiste ont volontairement « cassé » les tonalités.

Je ne sais pas si c’est une allusion à une aventure précédente, mais Legrand a démarré, en fin de spectacle, en voguant sur quelques tons, avant de se percher sur le bon… Probablement un hasard…

Tout compte fait, l’assistance, manifestement un peu surprise par les versions jazz, a quand même réservé, avec raison, un accueil triomphal aux deux chanteurs et au trio, alors que tous ont évolué dans une ambiance éclairante.

Éclairante? Si le son était impeccable, la mise en scène simple, mais efficace, la scénographie des éclairages était jolie, parfois juste, par ces écrans bien placés sur scène, surtout derrière les musiciens accompagnateurs. Malheureusement, à quelques occasions, les « spots » éclatants lançaient des traits que je considère déplacés en certaines circonstances, dépassant carrément l’effet escompté.

Détail peut-être secondaire, dans un spectacle où la vertu de la passion et du talent connu, ou sorti du placard jazz, a jaugé deux heures de surprises, de belles retrouvailles ou d’airs connus, livrés avec une belle rigueur.

Ce sera un beau souvenir.

Source: http://www.lavantage.qc.ca/200910246795/culturel/legrand-pelchat_la_grande_vertu.html


23 octobre 2009

Pelchat en doit une à Legrand

Mario Pelchat fait carrière depuis 25 ans. Peut-être un peu plus, peut-être un peu moins. Et même s'il possède une des plus belles voix de chez nous, il reste aux yeux de plusieurs un chanteur, disons-le, quétaine.

Mais voilà, Michel Legrand, avec qui il a fait un album et avec qui il est actuellement en tournée, est en train de lui faire un beau, un merveilleux cadeau.


Pelchat et Legrand étaient de passage au Palace, hier soir. Et on a été en mesure de constater que l'interprète n'avait pas menti, en entrevue à La Voix de l'Est cette semaine. Oui, les deux hommes sont unis par une complicité particulière sur scène.

Une belle soirée, en effet. De belles mélodies, de belles et grandes chansons magnifiquement bien jouées et interprétées de belle façon, plus souvent qu'autrement.

Car quand on écoutait Mario Pelchat hier, on ne voyait qu'un interprète brillant, talentueux. Un interprète qui a encore et toujours tendance à en mettre un peu trop, à abuser de sa grosse voix, mais pas un chanteur quétaine.

Il faut dire que Pelchat est riche avec Michel Legrand à ses côtés. Riche parce qu'il n'a jamais été aussi bien accompagné et riche parce qu'il n'a évidemment jamais eu un répertoire d'une telle qualité.

En fait, on ne sait pas si Mario a déjà rêvé de chanter des titres comme Les moulins de mon coeur, Je vivrai sans toi, La valse des lilas, Un ami s'en est allé, Les parapluies de Cherbourg et quoi encore.

Un moment qu'on a goûté: son interprétation de Comme elle est longue à mourir, ma jeunesse, popularisée par Yves Montand, en souvenir de sa grand-mère. Beau, touchant, livré avec coeur et sincérité.

Un moment qu'on a moins apprécié: Michel Legrand qui chante des poèmes, pourtant très beaux, de Jean Dréjac. Comme s'il avait absolument fallu le laisser chanter un peu. L'homme ne chante pas mal, on s'entend, mais ce n'était pas nécessaire et ça ne nous a pas touché.

Car de toute façon, Legrand n'a pas besoin de chanter pour démontrer son immense talent. On a juste à l'écouter jouer du piano. Impressionnant. Très impressionnant. Un tel talent, on appelle ça un cadeau du ciel.

Mais le plus beau des cadeaux, c'est celui que fait Legrand à Pelchat. Nous, on sait que Mario n'a pas toujours proposé des trucs géniaux aux Québécois. Mais lorsque le compositeur va amener le chanteur partout aux États-Unis, les Américains n'y verront qu'un interprète brillant, talentueux.

Oui, Pelchat en doit une à Legrand.

Andrea Lindsay
La soirée avait plutôt bien débuté avec la présence d'Andrea Lindsay en première partie. Cette amoureuse de la langue française venue de Guelph en Ontario est sympathique avec son petit accent, elle a une jolie voix et sa pop aux délicieuses influences rétros a séduit le public, qui lui a accordé une chaleureuse ovation (plusieurs étaient même debout) à la fin de sa prestation d'une trentaine de minutes.

Par contre, le Palace était loin d'afficher complet, hier soir. Étonnamment, il faut le dire.

C'était vraiment une de ces soirées où les absents avaient tort.

Source: http://www.cyberpresse.ca/la-voix-de-lest/arts-spectacles/200910/23/01-914183-pelchat-en-doit-une-a-legrand.php


13 octobre 2009

Michel Legrand Returns to Lincoln Center, Dionne Warwick to Guest Star, 11/21

Following a sold-out Canadian tour, Michel Legrand returns to New York for a special one-night engagement at Avery Fisher Hall at Lincoln Center on Saturday, November 21st at 8PM. The multiple Oscar and Grammy-winning pianist and composer will be joined by French singing sensation Mario Pelchat. Five-time Grammy Award winner Dionne Warwick is the special guest star. The trio will be accompanied by a quartet of musicians, including Catherine Michel, the harp soloist at Opera de Paris, for a night of classical film scores by Maestro Legrand, as well as jazz and Hollywood hits, built around the romance and nostalgia of French ‘chanson.'


The multi-talented Michel Legrand, a virtuoso pianist, composer, arranger, conductor, producer and singer, has been astonished audiences since the 1950s, when his very first album, "I Love Paris," became one of the best-selling instrumental albums ever released. Since then, Legrand has composed over 200 film scores (Yentl, Summer of '42, The Thomas Crown Affair, The Umbrellas of Cherbourg, The Three Musketeers), television scores (Brian's Song, The Ring, Promises to Keep, The Jesse Owens Story, A Woman Called Golda), musicals (Amour, The Umbrellas of Cherbourg) and recorded well over 100 albums. He has worked with such artists as Miles Davis, Edith Piaf, Johnny Mathis, Neil Diamond, Aretha Franklin, Ray Charles, Lena Horne, Barbara Streisand, Frank Sinatra, Nina Simone, Tony Bennett and Rosemary Clooney, among other. His long-time collaboration with Alan and Marilyn Bergman has resulted in such memorable songs as "Papa, Can You Hear Me?," "The Way He Makes Me Feel," "How Do You Keep the Music Playing?," "What Are You Doing for the Rest of Your Life?" and "The Windmills of Your Mind." His work has garnered him three Oscars for 13 nominations, five Grammys, a BAFTA and Golden Globe, as well as a Tony nomination. His song "The Windmills of Your Mind" from The Thomas Crown Affair was named one of America's Greatest Movie Songs by the American Film Institute in 2004. Most recently, Legrand released an album with Mario Pelchat to great success around the world.

Mario Pelchat recorded his first album at the age of 17. Since then, he has recorded 12 albums, most of which have been certified platinum or gold in Canada and won several Felix Awards (the Canadian equivalent of the Grammys). He has performed all over the world, with concerts in France, Belgium, Switzerland, Monte Carlo, Lebanon, Italy and Algeria to name a few. His recent 2006 Quebec solo tour had record breaking attendance with over 100 concerts. In addition to his solo work, Pelchat has starred in the musicals La Vie en Bleu (Paris, Monte Carlo), Notre-Dame de Paris (France, Italy, Canada, Lebanon, Switzerland, Belgium) and Les Dix Commandements (Canada). Following the successful debut of his eponymous album with Michel Legrand and their Canadian tour, a worldwide tour will continue throughout 2010, including stops in Paris, Asia and Russia. Pelchat will also record a new album of original material in 2011 to celebrate 30 years in the business.

Dionne Warwick began her legendary career with her first hit, "Don't Make Me Over," in 1962. A long list of hits followed, helped along by Burt Bacharach and Hal David, including "Walk On By," "Message to Michael," "I Say A Little Prayer," "I'll Never Love This Way Again" and "That's What Friends Are For." Over the course of her illustrious career, Warwick has won five Grammys, a NAACP Image Award and an ASCAP Lifetime Achievement Award, among many. In recent years, Warwick has devoted her time to humanitarian efforts, including working with children in her hometown of East Orange, NJ and becoming an UN Global Ambassador for the Food and Agriculture Organization.

The concert is presented by Maestro Artist Management Inc. in association with City Lights Productions Ltd

Michel Legrand LIVE IN CONCERT WITH MARIO PELCHAT AND SPECIAL GUEST STAR Dionne Warwick will play at Avery Fisher Hall, Lincoln Center for one night only on Saturday, November 21st at 8PM. Via subway, take the 1 train to 66th Street/Lincoln Center. Tickets are $35- $120. Order by phone at 212-721-6500 or online at www.lincolncenter.org. The Box Office is open daily from 9AM - 9PM. For more information, please vision www.maestroartist.com.

Source: http://broadwayworld.com/article/Michel_Legrand_Returns_to_Lincoln_Center_Dionne_Warwick_to_Guest_Star_1121_20091013


12 octobre 2009

Grande visite et beau calibre: Vendredi soir relevé à Trois-Rivières avec le tandem Legrand-Pelchat

On en ressort le coeur bercé par des flots de grande musique et l'esprit qui vogue joyeusement dans l'univers du cinéma. Vendredi soir à la salle J-Antonio-Thompson, quelque 700 spectateurs ont pu apprécier une soirée de beau calibre en compagnie de l'inattendu tandem Michel Legrand et Mario Pelchat.
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24 septembre 2009

Michel Legrand amène Mario Pelchat aux États-Unis

Michel Legrand et Mario Pelchat continueront sur leur lancée après les deux supplémentaires de leur concert au Théâtre Maisonneuve, les 7 et 8 octobre.

Le chanteur québécois et le pianiste et compositeur français, également chanteur à ses heures, se produiront au théâtre Winter Garden de Toronto, les 13 et 14 novembre, les deux derniers d'une série de 25 concerts au Canada.


Puis ils se dirigeront vers le Strathmore Hall de Washington le 15 novembre, le Symphony Hall de Boston le 18 novembre, et le Lincoln Center de New York le 21 novembre.

Ce n'est pas tout: après Noël, Miami, Los Angeles et San Francisco les attendent. Les deux hommes ont lancé un album le printemps dernier et on les a d'abord vus à la Place des Arts en avril.Mario Pelchat, 45 ans, ne cachait pas son étonnement au moment de plonger dans cette aventure, lui qui n'avait jamais vraiment chanté du jazz auparavant.

Voilà que Michel Legrand, 77 ans, compositeur de plus de 200 musiques de film et de chansons interprétées par les plus grandes voix, d'Aznavour à Sinatra, en passant par Streisand et Ray Charles, lui ouvre les portes de quelques-unes des plus prestigieuses salles de concert en Amérique du Nord.

Source: http://www.cyberpresse.ca/arts/musique/200909/24/01-905038-michel-legrand-amene-mario-pelchat-aux-etats-unis.php


24 septembre 2009

Five Times Grammy Award Winner Dionne Warwick will be a special guest star with Mario Pelchat at Mi

Five times Grammy Award Winner Dionne Warwick will join Michel Legrand and Mario Pelchat on the prestigious stage of the Boston Symphony Hall on November 18th 2009 and in New York’s Lincoln Center on November 21st, 2009 as a special guest star to perform famous tunes by Michel Legrand and to pay a tribute to a French Maestro. ?The New Jersey native and humanitarian activist Dionne Warwick has, over an illustrious four-decade career, established herself as an international musical legend. Her reputation as a hit maker has been firmly etched into public consciousness, thanks to nearly sixty charted hits since "Don't Make Me Over" began its climb up the charts in December 1962.


As a performer, she has charmed and entertained audiences on every continent, amassing a worldwide audience. There are a few important "firsts" that make Dionne Warwick a true pioneer. ?Dionne Warwick received her first Grammy Award in 1968 (for the classic "Do You Know The Way to San Jose?"), and in so doing became the first African-American solo female artist of her generation to win the prestigious award for Best Contemporary Female Vocal Performance. This award has only been awarded to one other female African-American legend, Ella Fitzgerald. ?Dionne Warwick's performance at the Olympia Theater in Paris, during a 1963 concert starring the legendary Marlene Dietrich, rocketed her to international stardom. As she was establishing herself as a major force in American contemporary music, she steadily gained in popularity among European audiences. Hits like "Anyone Who Had a Heart" and "Walk on By" brought successively larger visibility and success around the world.

Source: by Maestro Artist Management PR team/ Lionel Lavault Management


05 septembre 2009

Mario Pelchat | Michel Legrand | PDA 7&8 octobre 2009



28 avril 2009

Le 30 avril 2009 - Mario Pelchat à la télévision belge (RTBF)

La diffusion du concert auquel Mario Pelchat a participé en février dernier. Les plus grandes compositions pour le cinéma rassemblées à l'occasion des 50 ans de carrière de Michel Legrand. Avec, en guest-stars : Hélène Ségara, Patrick Fiori, Liane Foly, Maurane, Dany Brillant, Mario Pelchat et d'autres amis. Au programme du concert : Les parapluies de Cherbourg ; L'Éte 42 ; Yentl ; What Are You Doing the Rest of Your Life ? ; How do You Keep the Music Playing ? ; The Brian Song; Summer me Winter me; Comme elle est longue à mourir ma jeunesse; Ice Station Zebra; Les Demoiselles de Rochefort; The Windmills of Your Mind; La piscine; Un parfum de fin du monde. Un spectacle à ne pas manquer.


Voici le lien de la chaîne La Une: http://www.la1.be/

Source: http://www.programme-tv.com/television/25872648/Michel-Legrand-a-Pleyel.html


17 avril 2009

Legrand - Pelchat: rendez-vous fascinant

Ils se sont préparés judicieusement. Michel Legrand, l'un des Français les plus appréciés et respectés dans le monde a choisi Mario Pelchat pour donner d'autres couleurs à ses grandes mélodies intemporelles. Et elles sont nombreuses. Pas évident pour certains? Et pourtant... Le pianiste démarre, le chanteur monte à bord: "Les moulins de mon coeur". L'amalgame est au diapason, ce vendredi 10 avril 2009, avec quatre musiciens accompagnateurs, au grand plaisir de la salle bondée.


Calmement installé à son piano à queue, les doigts du pianiste compositeur de 77 ans s'envolent rapidement dans leurs élans jazz et le public du Capitole de Québec se trouve subjugué par un flot d'harmoniques enveloppantes auxquelles se mélangent particulièrement celles de la harpiste Catherine Michel. Sous un éclairage bleuté, des écrans de fond de scène lumineux, le duo enchaîne des pièces aux styles variés mettant en évidence cette belle complémentarité qui est le but de l'exercice.

Sans trop de surprises, les artistes enchaînent plusieurs pièces qui figurent sur le récent disque du duo, à peine entrecoupées de quelques mots du chanteur toujours très apprécié de ses admirateurs québécois et qui se fera bientôt découvrir par une large public, fan de Legrand, lequel fera sa connaissance au cours de la tournée internationale qui s'amorce. La voix puissante et enveloppante de Pelchat, sa présence aussi, font honneur à des titres souvent chantés par les plus grands depuis une cinquantaine d'années déjà. Les Streisand, Sinatra, Minelli, Aznavour sont désormais rejoints par un Québécois de 45 ans en pleine possession de son art d'interprète. Cela sera particulièrement remarqué lors de "La valse des lilas" mais plus encore dans "Moi, je suis là", ce scat déchaîné contenant encore plus de mots que de notes. Et dire qu'il ne se croyait pas doué pour le jazz!

Mais Legrand a quand même son espace bien à lui dans cette prestation doublement signée. Consacrant une parenthèse musicale à un vieux complice, Jean Dréjeac, disparu en 2003, avec qui il a signé des titres pour nombre de vedettes, il fera trois titres au piano et au chant. Ce passage nous rappelant celui de 2006, sur cette même scène, alors qu'il combinait voix et piano. Mario revient avec l'immortelle "Un été 42", chanson-titre du film des années 70 après que la harpe ait permis aux spectateurs d'apprécier la qualité de cette mélodie.

Mais la surprise imprévisible de tous, y compris des artistes, survint subitement lorsque, pendant l'interprétation de "L'addition", jadis chantée par Yves Montand, le courant électrique s'interrompit créant une stupeur indicible ainsi que la pénombre dans la salle et sur scène. Et vlan, plus d'amplification, plus de spectacle pensa-t-on. Imaginez un peu. Phénomène rarissime mais toujours possible, est-ce que le public devrait évacuer aux 2/3 du spectacle? C'était sans compter l'ultime ravissement qui retomba sur la salle lorsque Legrand et Pelchat prirent la décision d'enchaîner plusieurs des titres prévus. On ouvre le piano à queue, Mario s'avance au bord de la très sombre scène et la magie s'installe... comme au bon vieux temps où l'amplification n'existait pas, dans ce théâtre qui fut inauguré au début du XXe siècle. Comme quoi les grands artistes n'ont nullement besoin de tous les artifices électroniques pour créer l'émotion. Le problème technique est pratiquement devenu le moment de grâce de cette représentation unique à jamais. "Les parapluies de Cherbourg" ont rarement eu un tel écho. Bien que quelques titres fussent supprimés, les amateurs sortirent ravis de cette finale impromptue et en parleront sans doute longtemps.

En première partie, la jeune Ontaroise Andréa Lyndsay, conquit facilement un auditoire qui ne la connaissait guère, avec son charme contagieux, ses chansons fraîches, son aisance et son accent enjôleur.

Texte de Roger T.Drolet - Québec Info Musique
lien: http://qim.com/nouvelles/archives_2009/20090417a.html


17 avril 2009

Une heureuse rencontre

Michel Legrand et Mario Pelchat offrent un spectacle d'une sincérité perceptible.
Après le disque lancé il y a quelques semaines, le duo surprise Michel Legrand et Mario Pelchat a fait un saut au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts pour donner suite à cette belle rencontre professionnelle.


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16 avril 2009

Michel Legrand s'amuse avec Mario Pelchat

Les moulins de mon coeur se mettent à tourner. Les milliers de ronds dans l'eau, les harpes du vent, le tourbillon de neige, les forêts de Norvège, ainsi défilent les mots suaves d'Eddy Marnay. Devant nous sur la scène du Théâtre Maisonneuve, Mario Pelchat avec pour directeur musical Michel Legrand, le compositeur de toutes les musiques de cette soirée d'hier.


Au-delà du surréalisme qu'inspire cette apparition, le constat est clair: jamais l'interprète québécois n'aura joui d'un tel accompagnement, d'un tel répertoire. Pour Mario Pelchat, on peut parler d'une chance inouïe de s'élever au-dessus des soupçons.

Il enchaîne La chanson de Maxence, devenue un standard de jazz comme l'est The Windmills of Your Mind. Des projections léchées, très pop art, très Expo 67, clignotent en fond de scène pendant que Mario tente de s'adapter aux salves pianistiques de Monsieur Legrand et ses accompagnateurs - Grégoire Morency, contrebasse, Jimmy Lahaie, guitare, Luc Catellier, batterie, Catherine Michel, harpe.

Suit Je vivrai sans toi, un peu trop appuyée avec trop de vibrato, mais déjà plus fine que sur l'album qui résume cette étrange collaboration. Un ami s'en est allé, un autre grand texte d'Eddy Marnay sur une musique de Legrand, est étonnamment réussie par l'interprète, qui y a trouvé le ton juste.

Les choses se gâtent avec La valse des lilas, une des plus grandes chansons de Legrand... que l'on ne peut à mon sens interpréter comme une power ballade à l'américaine. On peut alors être irrité par le foisonnement pianistique du compositeur, peut-être emporté par les exagérations de son interprète. Ébloui par ce spectacle, l'auditoire n'a que faire de ces considérations, force est d'observer. Dans la vigoureuse Je suis là, Pelchat n'arrive pas non plus à dépasser l'exercice de style, il réussit néanmoins à épater la galerie.

Seul au piano, Michel Legrand interprète des poèmes magnifiques de Jean Dréjac sur des musiques superbement inspirées. On se surprend même à apprécier sa voix mince et haut perchée: Le Vieux costume se porte très bien, Édith (Piaf) rejoue sur un phono en mono, Rupture est toujours aussi terrifiante. Malgré le côté un peu criard et approximatif de l'organe vocal, malgré ces sparages pianistiques dont on ne sait trop si les dissonances sont toujours désirées (surtout lorsque le jeu devient véloce), on ressent la beauté de cet art signé Michel Legrand.

Une longue introduction de la harpiste nous ramène à L'été 42. Mario réapparaît sur un tabouret. Il a beau ne pas bouger, Mario en fait trop. C'était la gueeeeeeerrre... je criais je t'aiiiiiiiiiiiime... C'était l'été quarante deuuuuuuuuuuuux... De grâce, calmons-nous! Retour au trot, c'est L'addition, popularisée par Yves Montand, bien reprise par l'interprète et le compositeur. Juste assez, le compositeur et son interprète ont cette fois trouvé la voie.

Des mots très touchants du chanteur sur la mort de sa grand-mère et les mots de son grand-père, qui l'avait «connue hier», précède Comme elle est longue à mourir, ma jeunesse. Ici, justement, la power ballade était requise, appropriée.

Une pause quartette, du jazz destiné à celles et ceux qui n'en écoutent qu'à l'occasion. On ne leur gâchera pas leur découverte, on se mettra pas à leur dire que Monsieur Legrand n'est pas le plus fluide des improvisateurs même s'il peut nous en mettre plein la vue.

Puis on a droit à un duo sympa sur le thème Elle a, elle a pas, malgré les imperfections instrumentales et le noviciat de Pelchat dans les séances de scat. Retour à la ballade slow soul, cette fois anglaise: How Do You Keep The Music Playing, que Mario a fait en duo sur disque avec Dionne Warwick et qu'il fait en solo sur scène. La montée d'intensité me semble alors arriver au bon moment.

Le chanteur québécois est d'autant plus à l'aise avec Un Parfum du monde, typique ballade de pop classique, comportant des repères évidents, grande mélodie de Legrand et grand texte de Boris Bergman. Le ciel s'ennuage, ce sont les dramatiques et ostentatoires Parapluies de Cherbourg. Ovation comme prévu.

On termine en boucle avec Les Moulins de mon coeur, servie cette fois en duo ludique. Les deux interprètes ont du mal à contenir leur rire avant que le swing les ramène à l'ordre et les conduisent à la conclusion.

Visiblement, Legrand s'est amusé avec Pelchat.

Alain Brunet
La Presse


14 avril 2009

Plaisirs retrouvés pour Mario Pelchat

Avec son dernier projet, il l’avoue sans détour, Mario Pelchat a retrouvé le plaisir de chanter. Pas que l’artiste n’éprouvait plus de satisfaction à monter sur scène, non?: c’est plutôt qu’il donnait des spectacles pour faire plaisir à ses fans plutôt que pour son propre bonheur.

Tout cela a cependant changé avec l’enregistrement du disque Mario Pelchat ­| Michel Legrand, sur lequel l’interprète québécois a eu un plaisir fou à reprendre les grands classiques du compositeur français. Il est d’ailleurs fébrile à l’idée d’offrir le spectacle témoignant de sa rencontre marquante avec celui qui a composé plus de 200 bandes sonores de films et qui a écrit des musiques pour Céline Dion et Frank Sinatra.


«Ce qu’on a vécu en studio, on va le partager avec les gens une fois sur scène, dit l’artiste rencontré dans un resto du quartier Villeray.

Le chanteur interprétera en spectacle toutes les pièces qu’il a enregistrées sur le disque sorti en mars, accompagné de Michel Legrand, au piano, qui poussera lui aussi la chansonnette pour l’occasion.

«Michel est un excellent chanteur, affirme Mario Pelchat. Il a eu une carrière de chanteur, ce n’est pas seulement un accompagnateur et un compositeur exceptionnel.»

La soirée comportera une part d’anecdotes – Mario Pelchat et Michel Legrand ont tous deux travaillé avec le parolier Eddy Marnay et comptent bien en parler –, mais aussi certains moments plus jazz durant lesquels l’improvisation sera de mise.

«Michel est aussi un jazz- man émérite, ajoute Mario Pelchat, qui est maintenant ami avec celui qui a composé entre autres la chanson thème du film Les parapluies de Cherbourg. C’est d’ailleurs le côté jazz de certaines pièces de Michel qui m’ont posé le plus grand défi sur le plan vocal. Au début, j’avais peur, mais plus je comprenais la rythmique, plus la peur laissait place au plaisir.»

Tournée mondiale

Après avoir donné des concerts un peu partout en province, le duo s’envolera pour une tournée mondiale qui le mènera de Paris à Londres, en passant par New York.

«La tournée internationale sera davantage basée sur Michel, parce qu’il fête ses 50 ans de carrière, explique l’hom­me de scène, qui visitera aussi le Japon et le Brésil. Moi, je viendrai faire quelques chansons en français ou en anglais, tout dépendant du territoire où l’on se trouvera.»

Cette aventure, imaginée par le gérant de l’artiste originaire de Dolbeau, pourrait à l’avenir se poursuivre sous d’autres formes. Les nouveaux amis ne veulent rien avancer, mais ils assurent que leur association n’est pas terminée...

GENEVIÈVE VÉZINA-MONTPLAISIR
MÉTRO


12 avril 2009

Un homme passionné

Michel Legrand a trouvé en Mario Pelchat un complice parfait. Les deux ne font maintenant plus qu’un sur scène, tellement la chimie est parfaite.

Au bout du fil, l’enthousiasme du débutant est là. Michel Legrand commençait hier soir, à Québec, sa grande tournée avec Mario Pelchat qui lui fera découvrir le Québec durant plusieurs mois.

«Je suis tellement heureux. Mario est un interprète formidable. Nous sommes devenus de grands amis. Et la scène est encore pour moi une nourriture exceptionnelle », confie Michel Legrand. Ne lui demandez pas son âge. Il s’en fout. Le temps pour lui ne compte pas. Il se nourrit que du plaisir de son métier.


«J’ai encore mille et un projets. J’ai la chance de travailler avec ma femme qui joue de la harpe en tournée avec nous. Elle s’appelle Catherine Michel. Elle est une merveilleuse musicienne.»

UN PÈRE FIER Le couple a quatre enfants. Deux d’entre eux sont dans le milieu sportif…

«Ma fille est championne d’équitation et une autre est relationniste dans la Formule 1. Je suis très fier de tous mes enfants et je leur ai toujours dit de s’assurer de vivre une passion. Ils sont bien élevés, je crois » lance-t-il en riant. C’est Mario Pelchat qui lui a présenté son projet. Il a été séduit par la qualité d’interprète du chanteur québécois et sa détermination.

«Pour le spectacle, c’est lui qui a fait les choix des chansons parmi 80 au moins. Moi, je le suis dans cette belle aventure. Et j’en suis ravi.»

Ne parlez pas de retraite à Michel Legrand, jamais il ne voudra que ça s’arrête.

«J’ai un tel plaisir, madame, que moi, je ne vieillis pas, je rajeunis. Je sens que j’ai encore l’énergie du débutant.»

PROJET D’UN SPECTACLE MUSICAL

Il a un magnifique projet d’un spectacle musical pour décembre prochain au Québec. Il veut reprendre le classique de La petite fille aux allumettes. L’album sera enregistré ici, et le spectacle sera présenté en décembre prochain.

«C’est un beau projet que je fais avec les Québécois qui ont tant de talent.»

Michel Legrand et Mario Pelchat sont à nouveau à Québec ce soir, et à Gatineau le 12 avril. La première montréalaise du spectacle de ce duo francoquébécois est prévue pour le mercredi 15 avril. Ils seront par la suite à Ste- Thérèse le 18 avril, et plusieurs supplémentaires sont annoncées pour Montréal. Le 11 octobre, ils seront à l’Étoile Dix30 de Brossard. La tournée continuera tout l’automne. Leur album est aussi un beau succès.

«C’est un métier où il ne faut jamais lâcher. Le travail au quotidien et la passion font partie de la recette gagnante. Je sens tout cela chez Mario Pelchat», conclut Michel Legrand.

Michelle Coudé-Lord
www.canoe.com


11 avril 2009

Mario Pelchat et Michel Legrand: Spectacle mémorable

Mario Pelchat et Michel Legrand se sont croisés sur la route du jazz, hier soir, pour le premier de deux spectacles au Théâtre Capitole, devant un public composé d'inconditionnels totalement ravis par... la panne d'électricité qui a incité le chanteur à offrir la seconde partie de son spectacle a capella. Un spectacle qui sera certes gravé dans les mémoires.


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10 avril 2009

Le duo tient pari

(LA BAIE) Pari tenu pour Michel Legrand et Mario Pelchat. La virtuosité du premier, alliée au pouvoir d'expression du second, ont bien servi les chansons présentées hier soir, au Théâtre du Palais municipal de La Baie, à l'occasion du premier spectacle d'une tournée qui essaimera sur plusieurs continents au cours des deux prochaines années.

L'enjeu était important. Ce retour à la scène, qui marque les 50 ans de carrière du célèbre compositeur, aurait pu se révéler calamiteux, eu égard à ses 77 ans. Or, dès l'intro de l'un de ses plus grands succès, «Les moulins de mon coeur», les 1000 personnes rassemblées sur le parterre ont constaté que le vieux maître n'avait pas perdu la main au piano.


Ses doigts volaient sur le clavier, tissant une trame jazzy à laquelle a répondu la harpe de Catherine Michel pendant que Mario Pelchat, sans doute un peu nerveux à l'idée de partager l'affiche avec un artiste au profil planétaire, chantait avec beaucoup d'application. La voix était juste, le phrasé impeccable, mais quelque chose manquait.

On l'a vu tout de suite après, sur «La chanson de Maxence». Ayant enfin brisé la glace, le Jeannois est apparu tel qu'en lui-même. Il a décrit le personnage tiré du film «Les demoiselles de Rochefort» avec juste ce qu'il fallait de spontanéité, alliant le geste à la parole avec une précision d'orfèvre. Les musiques sont différentes, mais ça faisait penser à Aznavour lorsqu'il interprète «La bohème».

De plus en plus à l'aise, Mario Pelchat a ensuite accompli un tour de force grâce à «Brûle pas tes doigts», un air jazz pendant lequel le public a vu apparaître de charmantes taches rouges sur cinq ou six écrans accrochés derrière la scène. Elles faisaient très années 60 et collaient au rythme infernal imprimé à cette chanson par Michel Legrand.

À ceux que son âge inquiétait, disons que c'est l'orchestre - formé de cinq musiciens - qui le suivait et non l'inverse. Il s'est fendu d'un solo un peu fou après le départ du chanteur, qui venait de dévoiler une autre facette de son talent en faisant du scat.

Sur le même registre, Michel Legrand a repris «Je suis là», un exercice de style en forme de brûlot. Mario Pelchat a débité le texte avec tant d'abandon qu'on aurait dit un Louis-José Houde sur les speed. «Il y a trop de mots là-dedans», a-t-il lancé sous les applaudissements, le visage fendu d'un large sourire. Dès lors, la cause était entendue. Ce spectacle promis à un brillant avenir avait gagné les oreilles et les coeurs de ceux qui, longtemps après, pourront se vanter de l'avoir porté sur les fonds baptismaux.

Daniel Côté
Le Quotidien


08 avril 2009

Le grand sommet Pelchat-Legrand

Mario Pelchat chantant Les Parapluies de Cherbourgaccompagné par Michel Legrand au piano: pour l'interprète de 45 ans, ce n'est pas un rêve, mais une réalité. Une réalité qui, transcendant l'enregistrement en studio du disque Pelchat-Legrand, le mène maintenant sur la route avec lui, notamment à Gatineau, dimanche soir.

Avant l'actuelle tournée québécoise, il y a donc eu l'idée un peu folle lancée par Lionel Lavault de faire un album sur lequel Mario Pelchat reprend ses titres préférés du répertoire du compositeur.


«De tout ce que j'ai fait jusqu'à maintenant, c'est certainement le disque dont je suis le plus fier en tant qu'interprète, parce qu'il est le plus abouti, clame Mario Pelchat dans un large sourire. Je n'ai qu'un seul regret: n'avoir écrit les paroles d'aucune de ces chansons!»

L'auteur aurait aimé avoir signé les textes de Comme elle est longue à mourir ma jeunesse («Je pensais à mon grand-père, qui est resté jeune toute sa vie, en la chantant», raconte le quarantenaire, en qui l'enfant demeure très présent), Un ami s'en est allé ou encore Rupture, qui lui permettent d'aborder des thèmes auxquels il n'avait encore jamais touchés, sinon autrement.

Dans l'inconfort

Qu'à cela ne tienne, l'interprète, lui, s'est fait plaisir. Mais comme il ne voulait pas seulement revisiter les ballades du répertoire de Michel Legrand, il n'a pas eu le choix de sortir de sa «zone de confort».

«Dès que je sortais de ses grandes mélodies, je tombais sur des pièces plus rythmées et plus près du jazz. Je ne serais pas allé là de façon naturelle. J'ai toujours essayé de ne pas être un imposteur, dans la vie, et je suis loin de me considérer comme un chanteur de jazz, soutient Mario Pelchat. J'avais peur de m'approprier des chansons et que ça paraisse que ce n'était pas mon univers.»

Un titre comme Moi je suis là, «à la ligne mélodique imprévisible et passant de grave à aigu», demeure pour lui un exercice de justesse exigeant. Se qualifiant lui-même de «tête de cochon», l'interprète s'est néanmoins entraîné tel un athlète se préparant pour les Jeux olympiques. «Je me devais d'arriver devant Michel Legrand préparé, au meilleur de ma forme physique et vocale. C'était la seule garantie de succès de ce projet.»

S'il reconnaît avoir été intimidé lors de leur première rencontre, Mario Pelchat s'est vite senti à l'aise en compagnie du compositeur aux mélodies maintes fois primées et reprises par les plus grands, de Barbra Streisand à Frank Sinatra, en passant par Liza Minnelli et Charles Aznavour. «Lorsque je me suis rendu pour la première fois chez lui, j'ai vu les Oscars, les Grammy et les photos de tous ceux et celles avec qui il a travaillé au fil des ans. Là, le p'tit gars en moi s'est demandé s'il allait être à la hauteur.»

Une fois en studio, le chanteur se souvient pourtant du regard affectueux de Michel Legrand sur lui, alors que ce dernier l'accompagnait au piano. «Il me regardait comme un père...»

Mario Pelchat ne nie pas qu'il trouve flatteur les propos élogieux du compositeur et musicien à son égard. L'entendre dire de lui qu'il est un interprète capable de rendre toute l'émotion de ses chansons lui fait du bien. «Je n'ai pas toujours reçu une telle approbation du milieu. J'ai plus été la tête de Turc de certains imitateurs. Quand on reçoit une tape dans le dos d'un homme comme Michel Legrand, c'est un baume.»

Tournée internationale et prochain album

Le cédé est non seulement l'occasion pour les deux musiciens de partir sur la route aux quatre coins du Québec, mais d'entreprendre une tournée à saveur internationale. Ensemble, Mario Pelchat et Michel Legrand se rendront dans les pays d'Europe de l'Est, au Brésil, au Japon et au Liban, entre autres destinations, au cours des prochains mois. Le chanteur a d'ailleurs dû, en prévision de ces spectacles, travailler sur des versions anglophones de La Valse des lilas, des Parapluies de Cherbourg ou encore de La Chanson de Maxence.

«Dans aucun de ces pays, mis à part le Liban, où je suis déjà monté sur scène, les gens n'ont d'attente ou d'a priori sur moi. En fait, c'est la tournée québécoise qui me rend le plus nerveux!»

Mario Pelchat reconnaît par ailleurs que l'expérience d'enregistrer des pièces plus jazzées lui ouvre de nouvelles voies.

«Ça se pourrait que j'ose m'aventurer dans ce registre. Cela dit, j'avais des références pour livrer les titres que Michel et moi avons enregistrés sur l'album, puisque j'avais pu écouter plusieurs autres interprètes les chanter. Une chose est sûre, en tout cas: j'ai le goût de composer de grandes mélodies moi aussi. Dans l'avenir, je ne veux pas chanter sur des mélodies en-deça de ça.» Réalisant la portée de ses paroles, Mario Pelchat éclate de rire: «Ouin, je viens de me mettre la barre pas mal haute, en disant ça... J'ai du boulot qui m'attend, si je veux ne serait-ce que prétendre arriver à la cheville de Michel Legrand!»

POUR Y ALLER

QUOI? Le spectacle de Mario Pelchat et de Michel Legrand

OÙ? À la Maison de la culture de Gatineau

QUAND? Le 12avril, à 20h

RENSEIGNEMENTS? 819-243-3535 ou www.maisondelaculture.ca

Valérie Lessard
Le Droit


06 avril 2009

Michel Legrand et Mario Pelchat en tournée: comme un film

Michel Legrand est à Montréal pour entamer une tournée du Québec avec Mario Pelchat, qui interprète quelques-uns des plus grands succès de cette légende vivante de la musique de films. Une légende tout à fait vivante.

À 77 ans, Legrand compose encore tous les jours et ses doigts sont, dit-on, sur le clavier vites comme l’éclair. Le compositeur à qui on doit les musiques thèmes Les Parapluies de Cherbourg, Un parfum de fin du monde (Les uns et les autres), Les Moulins de mon cœur (L’Affaire Thomas Crown) et des dizaines d’autres, voire des centaines, est aussi vite sur le piano que sur la jasette.


Dès qu’on lui serre la main, il part dans un long commentaire sur le reportage télé qu’il vient de voir et le fait rager. Tout y passe, le communisme, la guerre, Beethoven et Marx, les analystes, De Gaule, Chirac – qu’il n’aime pas beaucoup –, Saddam Hussein, la liberté d’expression – qu’il estime une utopie – et Gorbatchev.

Puis il raconte une anecdote qui, dit-il, a changé sa vie de «jeune grosse tête d’analyste en musique, vaguement intelligent» qui cherchait à savoir pourquoi et comment chaque note était jouée.

«Tout en analysant, je n’avançais à rien, confie-t-il. Un jour, j’ai eu la chance inouïe de rencontrer Igor Stravinsky (le grand compositeur russe). Assis aux côtés du maître, je me suis hasardé à une question et j’ai eu droit à une confidence. «Quand on est un vrai créateur, m’a-t-il répondu, on ne sait pas très bien ce que l’on fait!»

Michel Legrand se souvient encore de ce moment révélateur. Et il admet aujourd’hui que le maître Stravinsky avait raison. «Quand on compose, on ne sait effectivement pas d’où ça vient. C’est un pur mystère. Comme la mort.»

Une promesse

Peut-être existe-t-il une part de mystère. Mais demandez à Mario Pelchat ce qu’il faut aussi pour réussir. Il vous répondra en ce moment que c’est le travail. Depuis qu’il collabore avec le compositeur, Mario Pelchat a appris une chose du grand Legrand: la rigueur.

«Souvent, je me suis assis sur mes lauriers, admet Mario, mais avec Michel Legrand, je m’impose une discipline stricte. Je promets – à Michel ! – de toujours me l’imposer maintenant.»

Les deux hommes ont procédé dimanche à une répétition générale en compagnie des quatre musiciens qui se joignent à eux sur scène: la femme de Legrand, Catherine, à la harpe, en plus d’une guitare, d’une contrebasse et d’une batterie: trois Québécois. Et en répétition, le compositeur, perfectionniste, n’est semble-t-il pas toujours de toutrepos.

Michel Legrand à Montréal en répétition avec Mario Pelchat pour leur tournée québécoise.

Tout un monde

Encore quelques jours et hop, Legrand et Pelchat casseront la glace à Saguenay, le coin natal de Mario. Ça rassure le chanteur de se savoir à la maison, de penser qu’il y aura des parents et des amis dans la salle.

«Au début – je l’ai déjà dit –, j’étais terrorisé à l'idée de travailler avec Michel Legrand. Mais c’est une bonne chose. Ça m’a imposé des défis. Forcé à aller plus loin. Depuis la répétition, le stress est tombé. Ces chansons-là, c’est un plaisir d’entrer là-dedans. C’est tout un monde.» Reste que chanter du Legrand est un tour de force en soi.

«Avec la pop, il y a un peu de latitude, soutient Mario. Si ce n’est pas tout à fait exact, ça passe quand même. Mais avec les chansons de Michel Legrand, pleines de subtilités, au débit parfois très rapide, tu dois être présent, concentré en tout temps, pour ne pas perdre le fil. J’ai quand même dû apprendre quinze chansons que je n’avais jamais interprétées!»

Pur bonheur

Les deux hommes racontent leurs répétitions, parlent «d’une entité, d’un bloc, d’un mélange de son». De l’album Mario Pelchat/Michel Legrand sorti récemment, Legrand dira que c’est «un pur bonheur intellectuel, comme une recette de cuisine à laquelle on ajoute des ingrédients».

L'album Mario Pelchat/Michel legrand est dans les bacs.

Du spectacle qui arrive à grands pas, Legrand dira que c’est «un pur bonheur physique, comme une gymnastique qui permet de présenter au public la mixture du chaudron». Michel Legrand ne se lasse pas des tournées de spectacles et il a hâte de partir sur la route avec le chanteur québécois. Au Québec, les représentations seront coupées en trois segments. Puis Mario Pelchat ira aussi rejoindre le compositeur sur plusieurs scènes du monde. Toute une aventure.

Legrand et Pelchat semblent s'entendre comme larrons en foire. «C’est comment travailler avec une légende de la musique de films?», demandons-nous à Mario.

«Infernal! répond à la blague Pelchat. C’est extraordinaire», ajoute-t-il. «Il est comment, Mario Pelchat?», demandons-nous au compositeur français. «C’est un interprète formidable. Faire de la musique ensemble, c’est de la joie comme si on jouait un jeu qu’on connaît bien.»

La tournée Pelchat/Legrand débute le 9 avril à Saguenay et se poursuivra notamment à Québec les 10 et 11 avril, à Gatineau le 12, à Montréal le 15 avril et en supplémentaire le 7 octobre.

Rue Frontenac
Spectacles - Musique
Écrit par Agnès Gaudet


04 avril 2009

Mario Pelchat savoure la beauté

(Trois-Rivières) En partageant sur album l'illustre répertoire du compositeur Michel Legrand, Mario Pelchat chérit ces jours-ci une aventure artistique unique. Dès le 9 avril, les deux hommes entameront une tournée québécoise qui s'arrêtera à Trois-Rivières le 9 octobre. Puis s'ouvriront les portes de la scène internationale, avec rendez-vous au Japon, au Brésil et dans les Pays de l'Est, entre autres.


Legrand, Mario Pelchat revit un peu le type de relation qu'il a vécue avec le défunt parolier Eddy Marnay, qui était devenu ami et mentor. Le chanteur le retrouve d'ailleurs dans l'univers de Michel Legrand puisque 5 des 15 titres de l'album sont signés Eddy Marnay.

Du coup, il ne peut s'empêcher de se remémorer une conversation avec M. Marnay avant son décès. «Je lui partageais une frustration de ne pas avoir connu de succès en France. Je ne pouvais pas croire que je ne connaîtrais jamais le bonheur de flirter avec ce public-là», relate-t-il. «Eddy m'avait alors dit qu'il ne s'agissait que d'une seule chanson. Notre album devrait sortir en France à l'automne. Ce serait drôle que ça se passe à travers une chanson qu'il a écrite.»

Ses Olympiques

Aujourd'hui que l'album est enregistré et que le résultat est si concluant, Mario Pelchat est rassuré. Mais au moment d'aborder ce projet, l'idée d'attaquer un répertoire si techniquement difficile lui donnait un important vertige. «J'étais terrorisé! Je ne suis pas un chanteur de jazz et j'avais peur de ne pas y arriver», dit-il. «Ses mélodies étaient inchantables... C'était mes Olympiques à moi.»

D'ailleurs à un point donné, il a pensé abandonner. «Mais de m'entendre dire que je n'y arriverais pas, je n'ai pas aimé ça. J'ai une tête de cochon et je n'avais jamais dit ça de ma vie.» Acharné, Mario Pelchat a cessé l'alcool et s'est imposé une discipline de vie aussi bien sur le plan de l'alimentation que de l'entraînement vocal.

Aujourd'hui, 30 livres en moins, il affiche une forme splendide et un sourire qui ne trompe pas. «Je suis en train de vivre la plus belle chose de ma vie.»

La rencontre

La toute première rencontre avec Michel Legrand n'avait pourtant rien de si charmant. «J'étais malade, grippé, incapable de chanter une note, sur le décalage horaire en plus. Je voulais juste me trouver un lit», raconte Mario Pelchat.

Or dans le véhicule qui le menait chez le compositeur, le portable n'arrêtait pas de sonner. C'était M. Legrand. «Il est d'une impatience qui est trop drôle, on dirait parfois une réaction d'enfant.»

Or une fois arrivé sur place, Mario Pelchat a beau avoir tenté deux ou trois pièces, le corps n'allait plus et il a dû aller se coucher. Ce n'est qu'au lendemain matin, en ouvrant les grandes fenêtres de sa chambre, qu'il est resté estomaqué. «J'étais dans une toile de Monet», sourit-il. «C'était aussi beau que ça.»

Michel Legrand habite un château à une heure de Paris, sur 260 âcres de terrain ornés d'arbres de plus de cent ans, de fleurs à profusion, de murets de pierre, de petits ponts et d'énormes saules pleureurs. Le travail a repris dans une forme meilleure. Si bien qu'à la fin de cette première journée, lorsque Michel Legrand a demandé à Mario Pelchat s'il était heureux, il lui a répondu spontanément: «J'ai 9 ans!» répète-t-il. «Il m'a dit: moi aussi...»

Pelchat a l'impression de cultiver avec lui une relation un peu paternelle, qui lui plaît. «Il est d'une gentillesse et d'une facilité. C'est pour ça que cette aventure me touche beaucoup. Je n'ai pas toujours eu ce genre de commentaires-là dans ma vie.»

Mario Pelchat a parfois fait mauvaise presse. «Il y a souvent eu des a-prioris gros comme la terre à mon endroit et tout à coup, je me retrouve devant cet homme-là, qui a côtoyé les plus grands, et qui aime ce que je fais. Après l'enregistrement de l'album, il était tellement content qu'il m'a invité à jouer avec lui partout dans le monde. Ça m'a fait du bien. Je pense que j'en ai pleuré de bonheur des fois.»

Une ère de renouveau

Inidemment, c'est à Trois-Rivières que le projet avec Michel Legrand a commencé. Mario Pelchat devait ce jour-là écouter attentivement un album que lui avait concocté son gérant Lionel Lavault. Ce que l'artiste a fait sur la route qui le menait au Lac-Saint-Jean, avec escale à Trois-Rivières pour voir son neveu jouer au hockey.

«J'étais ici quand je l'ai rappelé pour savoir ce qu'il avait en tête. J'avais reconnu certaines pièces mais je n'avais pas fait le lien que c'était toutes des chansons de Legrand. Il a une carrière si vaste.»

Mario Pelchat s'est mis au service de l'oeuvre. Il a revisionné des films, a tout lu sur Michel Legrand, a écouté les versions de ses chansons faites par Nina Simone, Nana Mouskouri, Tony Bennett, Barbra Streisand et Johnny Mathis. Or autant il a arrêté son choix sur Les parapluies de Cherbourg, Un parfum de fin du monde et autre Moulins de mon coeur, autant il a eu envie de faire connaître quelques titres plus méconnus.

Aujourd'hui il déguste chaque pièce et se rassasie de la beauté qu'il y trouve, ce qu'il fera aussi sur scène, avec Michel Legrand à ses côtés et son épouse Catherine Michel, harpiste. À certains endroits, ils auront un grand orchestre avec eux mais en tournée au Québec, ils seront six sur scène. Michel Legrand chantera par ailleurs certains titres, et se livrera à quelques solos de piano.

Fébrile? «Je vais l'être. Il faut les livrer live maintenant... Je vais devoir être rigoureux et me coucher tôt pour que ma voix ne porte pas de fatigue. Il y a beaucoup de mots dans ces chansons et tu n'as pas le droit à l'erreur avec des textes aussi sublimes», dit-il. Mais comme il n'est pas producteur cette fois, Mario Pelchat retrouve un plaisir à ne se concentrer que sur ses interprétations. «C'est un bonheur d'être pris en charge et d'être si bien traité.»

L'artiste ose à peine dire qu'il est dans une période cruciale de sa carrière. «On dirait que ça fait dix ans que je dis ça...» sourit-il. «Avec l'album VII, je me produisais, j'abordais mes mélodies et de nouveaux thèmes. Avec Notre-Dame-de-Paris, j'abordais un contre-emploi. Pour l'album suivant, j'ai travaillé avec Catherine Lara, Morane... Depuis dix ans, j'ai l'impression que je ne fais que des rencontres qui me font évoluer et me renouveller.»

Linda Corbo
Le Nouvelliste


02 avril 2009

Une expérience sublime pour Mario Pelchat

Il chante l’amour à sa façon depuis plus de 20 ans; pas surprenant qu’on ait eu l’idée de lui faire chanter le romantisme de Michel Legrand ! De passage à Sherbrooke, Mario Pelchat nous raconte l’histoire derrière ce nouvel album.

En magasins depuis trois semaines, l’album Mario Pelchat/Michel Legrand connaît déjà un immense succès. Les parapluies de Cherbourg et Les moulins de mon cœur vont à ravir au chanteur québécois. Cette idée géniale, c’est son agent, Lionel Lavault, qui l’a eu. « Je me suis laissé séduire par les mélodies et je n’ai pas pu faire autrement de constater le talent extraordinaire de Michel Legrand », raconte Mario Pelchat.


Il chante l’amour à sa façon depuis plus de 20 ans; pas surprenant qu’on ait eu l’idée de lui faire chanter le romantisme de Michel Legrand ! De passage à Sherbrooke, Mario Pelchat nous raconte l’histoire derrière ce nouvel album.

En magasins depuis trois semaines, l’album Mario Pelchat/Michel Legrand connaît déjà un immense succès. Les parapluies de Cherbourg et Les moulins de mon cœur vont à ravir au chanteur québécois. Cette idée géniale, c’est son agent, Lionel Lavault, qui l’a eu. « Je me suis laissé séduire par les mélodies et je n’ai pas pu faire autrement de constater le talent extraordinaire de Michel Legrand », raconte Mario Pelchat.

De son côté, l’auteur-compositeur français a immédiatement accepté de prendre part à cet album. Pour Mario, le projet devenait d’un seul coup plus grand que nature. « C’est un privilège extraordinaire », lance-t-il, avouant tout de même que le projet à été terrorisant pendant un moment.

Arrivé à Paris, dans le décor féerique du château de M. Legrand, le chanteur a repris confiance. « Il m’a accueilli chez lui. Je dois dire que j’ai été intimidé. Le processus de sélection des chansons a duré quelques jours. À un moment, je me suis dit que je n’y arriverais jamais. C’est que plusieurs de ses chansons ont un côté jazz et ça, ce n’est pas mon école. J’ai dû m’acclimater à cette musique », explique le chanteur, qui sera d’ailleurs en spectacle le 21 octobre au Centre culturel de l’Université de Sherbrooke, accompagné au piano par nul autre que Michel Legrand.

Un défi relevé brillamment

« Au cours de ma carrière, je me suis imposé de nombreux défis, mais je dois avouer que ça faisait une bonne dizaine d’années que j’étais installé dans une zone de confort. Tout à coup, avec ce nouveau projet, je devais travailler sur des chansons qui demandent une tessiture très grande », confie Mario Pelchat.

Il a pris plaisir à mettre les bouchées doubles. « Je me suis imposé une discipline de vie durant trois mois et demi, parce que je voulais être en pleine possession de mon corps. Je suis arrivé en studio dans une forme resplendissante et l’enregistrement s’est fait facilement. Toute cette peur que j’avais au début s’est complètement dissipée », explique d’un ton passionné le sympathique chanteur.

Cette belle énergie s’entend sur l’album Mario Pelchat/Michel Legrand. Il s’agit carrément d’un petit chef-d'œuvre. Au cours des prochains mois, les deux grands artistes monteront sur différentes scènes à travers le monde, de la France au Québec, en passant par le Liban et le Brésil.

Cynthia Dubé
lejournaldesherbrooke.canoe.ca


01 avril 2009

RENCONTRE - Critique du journal Le Soleil

Ce n'est pas un disque que je vais écouter parce qu'il ne correspond pas à mes goûts personnels. Mais il faut savoir reconnaître les réussites, et ce disque en est une. Mario Pelchat reprend 15 chansons de Michel Legrand, accompagné du grand pianiste et compositeur, lauréat de trois Oscars. La couleur de sa voix et l'ampleur de son registre épousent naturellement les compositions de Legrand. L'interprète leur donne suffisamment d'intensité et évite le piège des excès. On le sent un peu moins à l'aise dans le jazz, où son attaque des syllabes est parfois un peu molle, mais comme il a surtout choisi des mélodies plus lyriques, le reproche est mineur. À l'exception de son duo avec la superbe Dionne Warwick, tous les titres sont en français. Entre Les parapluies de Cherbourg et La valse des lilas, c'est l'occasion de découvrir d'autres pièces moins connues.


Valérie Lesage
Journal Le Soleil


21 mars 2009

Mario Pelchat et Michel Legrand: exister en tout

Ils viennent tous deux d'avoir leur anniversaire, il y a quelques semaines: Mario Pelchat a eu 45 ans, Michel Legrand, 77. L'interprète-producteur québécois et le compositeur-pianiste français sont réunis sur un étonnant album mi-ballade à grand déploiement, mi-jazz, Mario Pelchat - Michel Legrand, où le premier interprète les chansons à grand succès et de belles méconnues du second qui, lui, l'accompagne au piano. Ils entreprendront ensemble une longue tournée, au Québec et en Europe.


Ils viennent tous deux d'avoir leur anniversaire, il y a quelques semaines: Mario Pelchat a eu 45 ans, Michel Legrand, 77. L'interprète-producteur québécois et le compositeur-pianiste français sont réunis sur un étonnant album mi-ballade à grand déploiement, mi-jazz, Mario Pelchat - Michel Legrand, où le premier interprète les chansons à grand succès et de belles méconnues du second qui, lui, l'accompagne au piano. Ils entreprendront ensemble une longue tournée, au Québec et en Europe.

«Je ne suis pas un touche-à-tout, lance Michel Legrand avec ferveur en entrevue. Je m'empare de tout! Je ne veux faire carrière en rien, je veux exister en tout!» À 77 ans, Legrand a toujours les doigts aussi vifs sur le clavier et le bon mot à la bouche. Et il dit vrai: orchestrateur de talent, compositeur de plus de 200 musiques de films européens et américains dont Les parapluies de Cherbourg, Les uns et les autres, Summer of 42, Yentl ou... La flûte à six Schtroumpfs, compositeur tout court, également chanteur, chef d'orchestre, producteur, jazzman mais aussi pianiste classique, il a aussi bien travaillé avec Dizzie Gillespie et Miles Davis que son ami Claude Nougaro (c'est Legrand qui l'a même convaincu de chanter), Björk, Barbra Streisand... Et chaque fois, il se lance tête première: «C'est parce qu'on est sublime quand on est débutant, explique-t-il. Il faut donc se mettre dans la situation de se sentir débutant, donner soudain un coup de volant pour changer de voie. Ça n'a l'air de rien, mais c'est courageux. Et c'est ce que fait Mario.»

Le Mario en question, c'est bien sûr Mario Pelchat, qui participe à l'entrevue en souriant, encore un brin étonné que Legrand travaille avec lui. C'est à la suggestion de son gérant Lionel Lavault que Pelchat a écouté un montage de cinq, six heures de chansons de Legrand. Comme bien des gens, il connaît Les moulins de mon coeur, et Un parfum de fin du monde (la belle chanson du film Les uns et les autres), mais il a aussi découvert de petits trésors comme Rupture, Un ami s'en est allé ou L'addition. Après avoir écouté de son côté des albums de Pelchat, Legrand accepte de rencontrer le chanteur à la belle voix, et de fil en aiguille, le projet voit le jour. Un projet dans lequel arrangements pour grand orchestre ou pour trio jazz se côtoient... et dans lequel Mario Pelchat a accepté de se lancer, alors que ce n'était pas exactement dans sa zone de confort.

Un exemple? Enregistrer sa voix en même temps que la musique, en présence de tous les musiciens et de Legrand au piano, comme cela se faisait jusque dans les années 60, 70 - alors que, de nos jours, on privilégie plutôt l'enregistrement successif de tous les instruments, y compris les cordes vocales! «Je me suis laissé guider par ce que j'entendais, ce que les musiciens m'inspiraient, explique-t-il, en regardant Michel dans les yeux.» «Un tel album, c'est un concerto pour voix humaine et orchestre, enchaîne Legrand, et c'est le soliste, le chanteur, qui nous mène à jouer de telle façon. En fait, la musique, c'est comme l'amour, ça se fait à plusieurs!» lance le toujours vert compositeur en riant. «Au moins à deux, en tout cas», rétorque Pelchat, hilare.

Autre expérience toute neuve pour l'interprète québécois: le jazz. «J'avoue que c'est ce qui me terrorisait le plus, dit Mario Pelchat. On a donc enregistré d'abord une ballade de Michel - je crois que c'était Les moulins de mon coeur - et je me suis tout de suite après lancé dans l'enregistrement de Brûle pas tes doigts.» Accompagné seulement de Legrand au piano, d'un batteur et d'un contrebassiste, Pelchat, il faut le reconnaître, s'en tire vraiment bien. Pour les ballades plus pop, le compositeur a dirigé le chanteur afin qu'il respecte même la façon de chanter, la prosodie particulière de Legrand, avec des notes tenues très longtemps, par exemple: «Parce que je crois que cela fait aussi partie de mon style», explique Michel Legrand, qui interprète également un duo avec Pelchat sur l'album. Un disque tout francophone, à l'exception d'une chanson (How Do You Keep The Music Playing?, en duo avec Dionne Warwick) afin de constituer en quelque sorte un «beau songbook en français» (dixit Lionel Lavault) de l'oeuvre de Legrand. C'est également Legrand qui réalise et arrange le disque (une première avec un chanteur francophone, pour lui), tout en se révélant un pianiste toujours aussi doué sur les 15 morceaux.

À compter du 9 avril, le chanteur et le pianiste entreprendront une tournée du Québec (infos sur le site www.mariopelchat.com), accompagnés par trois musiciens. «J'avais envie d'un projet un peu différent, conclut Mario Pelchat, je voulais chanter de grandes chansons qui ont fait leurs preuves, faire un disque moins temporel. Et je crois que dans cette période un peu inquiétante que nous traversons, nous avons tous besoin de revenir à des certitudes, à des chansons qui réconfortent...»

Marie-Christine Blais
La Presse


21 mars 2009

Pelchat-Legrand: la rencontre

(Québec) Cent cinquante musiques de films, trois Oscars et cinq Grammy Awards; une oeuvre chantée par Sinatra, Streisand, Montand et Aznavour ? pour ne nommer que ceux-là ? Michel Legrand n'a pas tellement besoin de se prêter à une folle ronde d'entrevues pour faire valoir un projet. Mais il est au Québec, pendant toute une semaine, pour appuyer Mario Pelchat, avec qui il vient d'enregistrer un disque et avec qui il partira bientôt en tournée mondiale. Il rencontre les journalistes québécois les uns après les autres parce qu'il aime ce que Mario Pelchat a donné à ses chansons.


(Québec) Cent cinquante musiques de films, trois Oscars et cinq Grammy Awards; une oeuvre chantée par Sinatra, Streisand, Montand et Aznavour ? pour ne nommer que ceux-là ? Michel Legrand n'a pas tellement besoin de se prêter à une folle ronde d'entrevues pour faire valoir un projet. Mais il est au Québec, pendant toute une semaine, pour appuyer Mario Pelchat, avec qui il vient d'enregistrer un disque et avec qui il partira bientôt en tournée mondiale. Il rencontre les journalistes québécois les uns après les autres parce qu'il aime ce que Mario Pelchat a donné à ses chansons.

«Il leur apporte des choses personnelles, c'est là le plaisir. J'adore comment il chante», s'exclame le compositeur, qui partage sa table avec l'interprète et la journaliste, le temps d'un dîner, à l'hôtel où il séjourne, dans le Vieux-Montréal.

Michel Legrand ne connaissait pas Mario Pelchat quand lui est parvenue la proposition d'un disque, une idée du gérant du chanteur. L'homme des Parapluies de Cherbourg et de La valse des lilas a écouté ses enregistrements et n'a pas tardé à manifester son intérêt.

L'importance de la voix

«J'ai été très impressionné par sa qualité vocale, dit M. Legrand au sujet du chanteur québécois. Avec les gens de talent, tout est facile. Ce qui est difficile, c'est le manque de talent. Quand il y a du talent partout, tout va bien. C'est magnifique parce que ça veut dire qu'il y aura de la qualité partout. Quand on sait ça, on est heureux. C'est comme entrer dans un bain à la bonne température.»

Pour Mario Pelchat, cette collaboration avec l'immense musicien et compositeur qu'est Michel Legrand représente le plus bel accomplissement de sa carrière. Mais aussi un défi de taille.

«Je n'étais pas nerveux, j'étais terrorisé! Les mélodies sont difficiles et plusieurs des chansons, notamment les chansons jazz, n'étaient pas de mon univers. J'ai dû m'en imprégner. Le texte, ça va, il y a une suite logique, mais avant d'être à l'aise dans les lignes mélodiques, il a fallu travailler et, parfois, je me suis dit que je n'y arriverais jamais!»

«Souvent, ce qui est facile est médiocre, lance alors Michel Legrand à son interprète. Mes chansons ont l'air difficiles, comme ça, mais elles sont naturelles. Même si elles ne sont pas faciles à chanter, j'essaie qu'elles coulent, qu'elles ne soient pas tordues.»

Pour le compositeur, cela s'appelle la construction du style. Et alors, il raconte que Barbra Streisand se fâchait souvent contre lui parce que ses mélodies vont chercher des notes très hautes et très basses, qu'elle avait du mal à produire.

«Quand j'écris des partitions de piano, comme je suis très bon, c'est difficile à jouer. De même que quand j'écris pour l'orchestre, c'est difficile, parce que je connais tellement tous les instruments par coeur que je n'écris pas pour qu'ils s'endorment; je fais des choses qui sont difficiles et intéressantes!»

Sur le plan vocal, Mario Pelchat, qui possède un registre étendu, n'a pas eu de mal à épouser toutes les notes du compositeur. Même s'il est arrivé que de toutes petites voix s'aventurent sur ses compositions, Michel Legrand n'a d'admiration que pour les chanteurs à grandes voix.

«Ceux qui ont de petites voix, ils ne font pas carrière. Ils font illusion», affirme le compositeur.

«Ça m'amène à parler du fameux terme chanteur à voix, poursuit Mario Pelchat. Pour citer Lara Fabian, un chanteur à voix, c'est comme un cycliste à vélo! Tout le monde a le droit de s'exprimer, même si la voix n'est pas l'atout principal, même si elle n'est pas nuancée ou bien placée, mais je pense que quand on chante, on doit avoir travaillé un minimum et bien sentir ce qu'on interprète, livrer avec une émotion juste. Après, tout est une question de goût.»

Faire des choix

Dans un répertoire aussi vaste que celui de Michel Legrand, choisir 15 titres a été un exercice exigeant. Il a fallu écouter, réécouter, essayer, trier.

«C'était clair cependant que je n'allais pas faire que des chansons moins connues. Je me suis mis dans la peau du public qui me suit et il fallait que le public ait des repères, mais je voulais quand même faire découvrir quelques pièces comme L'addition, qu'Yves Montand avait interprétée, mais qui est peu connue ici, ou Ruptures, popularisée par Isabelle Adjani. Je me suis laissé prendre par les chansons qui m'interpellaient le plus.»

Mario Pelchat n'a choisi que des chansons en français, sauf une, How Do You Keep the Music Playing?, qu'il interprète en duo avec Dionne Warwick.

Le temps est presque venu maintenant d'aborder la scène et dès la fin de l'entrevue, les deux hommes se retirent pour répéter ensemble. Mario Pelchat a fait une brève apparition à Paris en février, à l'occasion d'un spectacle soulignant les 50 ans de carrière de Michel Legrand, mais bientôt il amorcera avec le grand pianiste une tournée qui le mènera dans sept villes québécoises, en Russie, en Angleterre, à New York, au Brésil et au Mexique.

«À Paris, c'était un beau moment. La présentation élogieuse que Michel a eue pour moi aurait pu me faire perdre mes moyens, mais en même temps, c'est moins stressant de chanter dans un nouveau pays parce qu'il n'y a pas d'attente. Tu peux juste

aller dans le plaisir. Ici, il y a des attentes et ça me stresse terriblement!»

Et c'est pour cela que Mario Pelchat commencera la tournée à Saguenay, dans son coin de pays, avec la présence rassurante de sa famille.

Valérie Lesage
Le Soleil


21 mars 2009

Mario Pelchat / Michel Legrand

Avec pareil répertoire, quand on a, en plus la chance inouïe d'être accompagné au piano par le maître lui-même, il était quasi impossible de rater le coche. Mario Pelchat s'en sert comme formidable écrin pour faire briller ces chansons immortelles qu'a composées Michel Legrand. On retrouvera avec plaisir chanteur et pianiste dans ces chansons dignes de tout bon chanteur de charme, «Les Moulins de mon coeur», «L'été 42» et «Un parfum de fin du monde». Un duo vocal avec Dionne Warwick, «How Do You Keep The Music Playing», est un pur bonheur. C'est pourtant dans les pièces plus jazzées que Pelchat étonne et ravit l'oreille, avec des scats rapides et précis - dans Je suis là. «Brûle pas tes doigts» ou l'extraordinaire «Elle a, elle a pas». On croirait entendre le grand Nougaro.


Marthe Lemery
Le Droit


21 mars 2009

Pelchat - Legrand: La voix de l'amitié

Pour Mario Pelchat, chanter avec l’illustre compositeur et pianiste Michel Legrand, c’est l’expérience la plus emballante de toute une carrière. Pour Michel Legrand, entendre ses chansons interprétées par Mario Pelchat, c’est une expérience adorable. Tellement que ce qui devait à l’origine n’être qu’une rencontre sur disque se poursuivra sur scène. L’amitié et le talent ont donné envie au grand musicien de faire entendre Mario Pelchat sur les scènes du monde.


Cliquez ici pour lire l'intégrale de l'article. (PDF)


18 mars 2009

Mario Pelchat, un artiste comblé!

S'il rêvait de faire sa place de l'autre côté de l'Atlantique et même partout sur la planète, Mario Pelchat sera bientôt exaucé puisqu'il se prépare à partir pour une grande tournée mondiale avec le légendaire Michel Legrand, ce créateur de génie qui a composé les musiques de centaines de films remportant des récompenses parmi les plus prestigieuses comme des Oscars et des Grammy Awards.

Après avoir travaillé avec les plus grands chanteurs de la planète, de Barbra Streisand à Céline Dion en passant par Charles Aznavour, Frank Sinatra et Sarah Vaughn, le grand Michel Legrand a enregistré avec Mario Pelchat un magnifique album réunissant quelques-uns de ses plus grands succès, des classiques comme Le moulin de mon coeur et La valse des lilas.


S'il rêvait de faire sa place de l'autre côté de l'Atlantique et même partout sur la planète, Mario Pelchat sera bientôt exaucé puisqu'il se prépare à partir pour une grande tournée mondiale avec le légendaire Michel Legrand, ce créateur de génie qui a composé les musiques de centaines de films remportant des récompenses parmi les plus prestigieuses comme des Oscars et des Grammy Awards.

Après avoir travaillé avec les plus grands chanteurs de la planète, de Barbra Streisand à Céline Dion en passant par Charles Aznavour, Frank Sinatra et Sarah Vaughn, le grand Michel Legrand a enregistré avec Mario Pelchat un magnifique album réunissant quelques-uns de ses plus grands succès, des classiques comme Le moulin de mon coeur et La valse des lilas.

Gérant

« Ce grand projet, c'était une idée de mon gérant qui m'avait suggéré d'enregistrer des chansons de Michel Legrand. Je lui avais alors répondu que ce serait vraiment génial si Michel collaborait à cet album. On lui a fait parvenir de mes disques pour voir s'il avait envie de travailler avec moi et il a accepté immédiatement. Entre nous deux, ça a cliqué tout de suite. J'entretiens un peu avec lui la même relation père-fils que j'avais avec le regretté Eddy Marnay », raconte le chanteur qui a bien hâte de donner le coup d'envoi à la tournée mondiale inspirée de cet album qui débutera le 9 avril au Théâtre de La Baie, ce coin de pays où il est né et qui l'a vu grandir.

« C'est une sorte de tradition. J'adore me retrouver chez moi et entamer une tournée devant les miens et les gens qui me connaissent. Surtout en période de rodage, j'ai l'impression qu'ils vont être plus indulgents », ajoute Mario Pelchat qui visitera les cinq continents avec son nouveau complice, Michel Legrand.

Album

Mario Pelchat garde un excellent souvenir des quatre journées passées en studio avec Michel Legrand et un orchestre de musiciens pour enregistrer les 16 chansons de l'album : « J'ai toujours détesté me retrouver fin seul en studio pour enregistrer mes chansons. Le fait d'enregistrer avec Michel et un orchestre, un peu comme on le faisait dans les années cinquante et soixante, m'a réconcilié avec cette partie de mon travail de chanteur. Lorsque j'ai fait part de mon plaisir à Michel, il m'a répondu qu'enregistrer un album c'était comme faire l'amour, ça ne se faisait pas tout seul ».

Ravi d'avoir découvert une sorte de père spirituel en la personne de Michel Legrand, Mario Pelchat compte profiter pleinement de cette tournée mondiale qui les conduira en France, en Russie, au Liban, en Roumanie et au Brésil pour se faire connaître et il lorgne même du côté du marché anglophone puisqu'il a enregistré avec l'illustre compositeur des chansons dans la langue de Shakespeare destinées à un autre marché.

24 Heures


10 mars 2009

Mario Pelchat chante Michel Legrand

Déjà réunis sur un nouvel album, lequel est sorti hier en magasin, Mario Pelchat et Michel Legrand se retrouveront de nouveau sur scène pour une série de spectacles, dès le mois d'avril.

Les deux artistes de renom sont entrés en studio en novembre pour enregistrer quelques-unes des plus belles chansons du répertoire de Michel Legrand, dont «La valse des lilas», «Les moulins de mon cœur», «Les parapluies de Cherbourg» et «Un parfum de fin du monde». À l'autre bout du fil, Mario Pelchat évoque sa rencontre avec le chanteur français : «Quand mon agent m'a parlé du projet, il m'a d'abord fait écouter les chansons de Michel Legrand.


J'ai trouvé ça magnifique; vraiment, ça a été un coup de cœur. Alors, on est allés rencontrer Michel chez lui, à Montargis, à une heure environ de Paris. Michel voulait m'entendre chanter, alors c'est ce qu'on a fait.» À la suite de quoi les deux hommes ont puisé dans le vaste répertoire de Legrand et sélectionné les 15 titres qui allaient se retrouver sur l'album. «Je voulais que les gens fassent des découvertes, mentionne le chanteur, qu'ils retrouvent sur le disque des joyaux peu connus. Pas seulement les grands classiques qui ont été chantés par d'autres artistes maintes et maintes fois.»

Réalisé par Michel Legrand lui-même, l'album paru le 10 mars comprend un duo, tandis que toutes les autres chansons sont interprétées par Mario Pelchat. Michel Legrand l'accompagne au piano.

50 ans de carrière

Au cours de sa carrière, Michel Legrand a composé plus de 200 trames pour le cinéma et la télévision et possède à son actif plus de 100 albums. En effet, les plus grands noms du cinéma ont fait appel à son génie musical, de Jean-Luc Godard à Clint Eastwood en passant par Norman Jewison («L'Affaire Thomas Crown») et Sydney Pollack. Il a gagné trois Oscars, cinq Grammys et a été nommé pour un Emmy. L'homme, âgé de 77 ans, vient de célébrer ses 50 ans de carrière.

Le duo parmi nous

La tournée «Mario Pelchat chante Michel Legrand» débutera ce printemps, le 9 avril précisément. La grande première aura lieu au Saguenay, «parce que c'est chez moi et qu'on y retrouve une salle magnifique où je me sens toujours très à l'aise», confie M. Pelchat. Terrebonne fait partie des villes que visitera le duo. L'événement est prévu le samedi 7 novembre à 20 h 30 et aura lieu au Théâtre du Vieux-Terrebonne. On pourra réserver ses billets dès le 16 mars, en ligne au www.theatreduvieuxterrebonne.com ou encore par téléphone au 450 492-4777.

Isabelle Desmarais
www.larevue.qc.ca


07 mars 2009

MARIO PELCHAT: Le plus grand des albums

Mario Pelchat n’hésite pas un seul instant. Son tout nouvel album, Mario Pelchat chante Michel Legrand, est, de son aveu, le plus bel et le plus grand album de toute sa carrière.

«J’ai fait de beaux albums dans ma carrière, mais, cette fois, je suis accompagné par le maître lui-même; ça ne m’est jamais arrivé. Les textes et les mélodies sont grandioses. Je suis très content», dit Pelchat, dont le disque arrivera dans les bacs des magasins mardi.

LES CLASSIQUES

Sur Mario Pelchat chante Michel Legrand, le Québécois reprend les grands succès du réputé compositeur et pianiste. Les amateurs retrouveront Les parapluies de Cherbourg, Parfum de fin du monde, Été 42 et de nombreux autres. Pour la première fois de sa carrière avec un artiste francophone, Michel Legrand signe les arrangements et la réalisation du disque. Il accompagne aussi Pelchat au piano.


LES CLASSIQUES

Sur Mario Pelchat chante Michel Legrand, le Québécois reprend les grands succès du réputé compositeur et pianiste. Les amateurs retrouveront Les parapluies de Cherbourg, Parfum de fin du monde, Été 42 et de nombreux autres. Pour la première fois de sa carrière avec un artiste francophone, Michel Legrand signe les arrangements et la réalisation du disque. Il accompagne aussi Pelchat au piano.

C’est à la suggestion de son agent Lionel Lavault que Mario Pelchat a enregistré cet album. «Lionel a toujours des projets pour moi. Je ne les connais pas toujours tous, mais il mijote toujours quelque chose.

C’est le travail d’un agent, de stimuler son artiste», raconte Pelchat. «Un jour, alors que j’allais au Saguenay, il m’a fait entendre des pièces de Michel Legrand.

J’en connaissais quelques-unes, mais pas toutes. Pour moi, ce sont des pièces que mes parents écoutaient, mais pas moi», dit le chanteur.

«Par contre, avec la maturité que j’ai, mon vécu, les mots et les mélodies de Legrand m’ont touché. J’ai demandé à Lionel (Lavault) où il voulait en venir. Il m’a proposé de reprendre ces chansons.

Non seulement de les reprendre, mais il m’a dit qu’il serait intéressant que Michel Legrand m’accompagne au piano.»

Lavault connaissait Legrand. Le chanteur s’est rendu chez Legrand, en France. «À notre première rencontre, j’étais grippé, malade. En plus, je souffre toujours du décalage horaire. Il demeure dans un décor de rêve. Ça me rappelait les tableaux de Monet», se souvient Pelchat. «Le lendemain de notre première rencontre, nous avons travaillé quelques chansons, et ça allait beaucoup mieux.» Mario Pelchat avoue que Michel Legrand est un homme exigeant «pour lui comme pour les autres.

Mais nous nous sommes très bien entendus.»

D’AUTRES PROJETS

L’album, enregistré à Montréal, entraînera les deux vedettes dans une série de spectacles qui les conduira en Pologne, Tchéquie, Slovaquie, Slovénie, Croatie, Amérique du Sud , Europe, dans les pays de l’Est et au Japon. Pelchat et Legrand parcourront aussi quelques villes du Québec.

Ils seront notamment au Capitole les 10 et 11 avril. La veille, le 9, ils seront au Théâtre du palais municipal de La Baie, puis à Gatineau, le 12 avril, à la Place des Arts, le 15 avril, au Théâtre Lionel-Groulx, le 18 avril, et au Théâtre Hector-Charland, le 21 avril.

Mario Pelchat sait que ce projet représente une étape importante de sa carrière. «Je ne sais pas ce que je vais faire par la suite. Je me pose toujours la question. Mais c’est certain qu’il y aura d’autres projets», dit celui qui s’occupe aussi des carrières de Cindy Daniel et Ytheband, à titre de producteur.

«Je ne veux pas trop m’éparpiller», termine-t-il.

Cahier Week-end
Journal de Montréal
7 mars 2009


29 janvier 2009

Mario Pelchat enregistre un duo avec Dionne Warwick

Le chanteur québécois Mario Pelchat a enregistré en duo la chanson How Do You Keep the Music Playing? jeudi à Montréal avec la célèbre chanteuse américaine Dionne Warwick. La pièce apparaîtra sur l'album Mario Pelchat chante Michel Legrand qui doit sortir au mois de mars.

Mme Warwick, 67 ans, est venue à Montréal spécialement pour l'enregistrement. Elle est arrivée mercredi après-midi de Washington où elle avait emmené tous les membres de sa famille à l'investiture de Barack Obama. Elle est repartie jeudi matin.Mario Pelchat et Dionne Warwick pourraient se rencontrer de nouveau, sur scène cette fois-ci, le 27 février à Paris pour la première représentation du spectacle de Michel Legrand marquant ses 50 ans de carrière.


Mme Warwick devait vérifier son emploi du temps pour voir si elle pourra participer à ce spectacle de Michel Legrand, qu'elle connaît depuis 45 ans.

Rappelons que Mario Pelchat sera l'invité d'honneur de Michel Legrand le 27 février et qu'il accompagnera le célèbre compositeur français dans sa tournée mondiale - qui comprendra des arrêts au Québec.

cyberpresse.ca
23 janvier 2009


20 janvier 2009

TOURNÉE MONDIALE: Michel Legrand mise sur Mario Pelchat

Mario Pelchat chantera à Paris, sur la prestigieuse scène Pleyel, à titre d'invité d'honneur de Michel Legrand, accompagné de 60 musiciens, et il le suivra en tournée mondiale jusqu'en en Russie, au Brésil, au Japon ainsi qu'à New York.

Michel Legrand mise sur Mario Pelchat pour honorer ses chansons de films, dans le cadre de sa tournée mondiale exceptionnelle qui célèbre ses 50 ans de carrière et débutera à Paris. Legrand partagera avec Pelchat la scène de la Salle Pleyel, à Paris, le 27 février, en seconde partie du spectacle.

Le célèbre auteur français, lauréat de trois Oscars et de cinq Grammys, sera accompagné sur scène par les soixante musiciens de l'Orchestre symphonique national d'Île de France. En première partie du spectacle, Legrand invitera sur scène un groupe de chanteurs français, dont Maurane, Liane Foly et Patrick Fiori.


Une première

Ce sera la première fois que Mario Pelchat chantera sans déguisement sur une scène parisienne, lui qui a campé en France les rôles de Picasso dans La Vie en bleu, de Quasimodo dans Notre Dame de Paris et de Don Carlos dans Don Juan. Il interprétera des extraits de quelques-unes des plus grandes chansons de films de Legrand, que les Barbra Streisand, Céline Dion, Liza Minnelli, Frank Sinatra, Sarah Vaughan et Charles Aznavour ont chantées. Il se dit relax et confiant.

«Je suis invité d'honneur, mais tout l'honneur est pour moi, indique Mario. Avec Michel Legrand, la glace est brisée. Il y a une certaine pression puisque ce sont les 50 ans de Legrand. Mais j'ai appris à le connaître en studio lorsqu'on enregistrait l'album Mario Pelchat chante Michel Legrand (à sortir le 10 mars). C'est un homme humble et accueillant, qui a les qualités d'un bon père de famille -ce qu'il est dans la vie. C'est rassurant.»

Parmi les extraits que Mario interprétera sur cette scène mythique de près de 2000 places, reconnue pour ses événements lyriques, on note Les Parapluies de Cherbourg, Parfum du monde et Les Moulins de mon coeur, autant de titres qu'il vient d'enregistrer sur son album.

Les scènes du monde

Paris est le début de la tournée mondiale de Legrand. Grâce à lui, le Québécois ira également chanter sur la plupart des scènes du monde où Legrand est attendu : en Géorgie, en Angleterre, au Brésil, au Mexique, en Pologne, en Slovaquie, en Croatie, en Russie, au Japon, au Canada et au Québec.

«Il était tout excité quand il m'a demandé ça, déclare Mario. Il était comme un enfant.»

Mario Pelchat et Michel Legrand, 76 ans, se retrouveront également sur scène au Québec pour présenter un spectacle à deux qui débutera le 9 avril.

«Paris sera une répétition pour le Québec», dit le chanteur en plaisantant.

Le journal de Montréal
20 janvier 2009



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